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Les plantes australes regroupent des végétaux originaires de l’hémisphère Sud dont la diversité botanique et les floraisons spectaculaires séduisent de plus en plus les jardiniers.
Leur identité : Comme leur nom l’indique, les plantes australes forment un vaste ensemble de végétaux originaires d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Afrique du Sud, du centre du Chili et de l’Argentine ou encore de Nouvelle-Calédonie. Leur originalité, la beauté de leur floraison et leur diversité exercent un charme particulier sur les amoureux de plantes exotiques.
Les callistemons, communément appelés rince-bouteilles en raison de la forme particulière de leur inflorescence, les télopéas, les banksias et les grévilléas, aux fleurs somptueuses, comptent parmi les plantes australes les plus emblématiques. Originaires du continent australien, elles sont de plus en plus cultivées dans les jardins à la faveur, notamment, du réchauffement climatique quoi remonte leur aire de culture vers le nord.
En plus de ces quatre « vedettes », les eucalyptus et les acacias (communément appelés mimosas) qui regroupent plusieurs centaines d’espèces chacun, proviennent quasi exclusivement de cette région des antipodes.
Mais il en existe multitude d’autres genres botaniques moins connus comme Anigozanthos, surnommé « patte de kangourou » en raison de la forme caractéristique de ses fleurs tubulaire, les très graphiques Xanthorrhoea (communément appelés « arbre à herbe ») ou encore les graminées Lomandra et Daniella. À noter que les phormiums, de plus en plus présents dans les villes et les jardins, nous viennent de Nouvelle-Zélande.
D’autres plantes australes proviennent également d’Afrique du Sud à commencer par les protéas (l’un des emblèmes de ce magnifique pays) reconnaissables à leurs larges fleurs bombées dont les pétales périphériques donnent l’aspect d’une couronne. Agapanthes, pélargoniums (ces cousins des géraniums au feuillage odorant), kniphofias (ou tisons de Satan), freesias et des plantes succulentes comme les aloès, les crassulas ainsi que certaines euphorbes en forme de cactus, nous viennent également tout droit de cette partie du monde.
En Amérique du Sud, l’araucaria (ou désespoir du singe), emblème du Chili, partage la même origine que Nothofagus antarctica ou faux hêtre austral, le fuchsia de Magellan qui donne après la floraison d’élégants fruits violets et comestibles, ainsi que les bambous Chusquea dont la pépinière Créa’Paysage possède une collection labellisée par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS).
Ces plantes australes sont aujourd’hui bien représentées dans les collections de plusieurs pépiniéristes spécialisés référencés sur le Trouve Plante.. C’est notamment le cas des Établissements Railhet, dont c’est la grande spécialité mais aussi des pépinières À l’Ombre des Figuiers, Montgolfier, Issa des Hauts de Valcyre, Saint-Méloir, ainsi que de la Ferme de la Pomme Liane. Signalons également les Pépinières Cavatore détentrices d’une collection de mimosas labellisée par le CCVS.
Leurs atouts : À l’instar des plantes méditerranéennes, avec qui elles partagent bon nombre de points communs, les plantes australes ont considérablement embelli nos jardins à partir du XVIe siècle lorsque que les premiers explorateurs ramenèrent en Europe les premiers spécimens.
En France, la plupart se sont facilement acclimatées (agapanthes, pelargoniums, eucalyptus, mimosas…) en particulier dans les zones océaniques et méditerranéennes où les hivers sont cléments. Ailleurs, les plus frileuses (euphorbes, anigozanthos…) doivent impérativement être cultivées en pot et abritées pendant la saison froide.
Leur mode de reproduction : Les plantes australes sont multipliées par semis ou bouturage.
Leur culture : La culture des plantes australes exige une exposition plein soleil, notamment pour assurer une floraison généreuse, à l’exception toutefois des fuchsias arbustifs qui préfèrent les zones d’ombre à mi-ombre. L’arrosage doit être régulier mais sans excès, notamment pour les espèces fleuries, et fortement réduit en hiver pour éviter la pourriture des racines. Les sols doivent être bien drainants en évitant à tout prix les terrains lourds et argileux.
Callistemon, agapanthes, kniphofias supportent jusqu’à -8°C en pleine terre, sous réserve que leurs racines ne soient pas en contact avec un sol détrempé. Pour les aider à affronter le gel, prévoir un paillage épais et un voile d’hivernage pour les plus exposées.
Selon les espèces, on surveillera attentivement les acariens, pucerons, cochenilles, chenilles, thrips en gardant un œil sur les gastéropodes (limaces, escargots) qui en sont friands.
Généralement bien ensoleillée
Léger. Éviter les sols lourds et argileux
Régulier mais sans excès
Sensibles aux grands froids
Acariens, pucerons, cochenilles, chenilles, thrips, gastéropodes