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Cultivée depuis des siècles, la tomate s’impose comme la star incontournable du potager et du jardin gourmand.
Son identité : La tomate (Solanum lycopersicum) est aujourd’hui la plante potagère la plus cultivée dans les jardins français, que ce soit en pleine terre ou en pot.
Cette plante annuelle sous nos latitudes, mais vivace en zone tropicale, appartient à la famille des Solanacées comme l’aubergine, le piment ou le tabac. Elle se décline en un nombre incalculable de variétés anciennes, modernes ou hybrides, aux formes, couleurs et saveurs très contrastées. Environ 10.000 variétés de tomates sont recensées à ce jour à l’échelle mondiale et il s’en crée de nouvelles chaque année !
De fait, les jardiniers ont l’embarras du choix : de la minuscule tomate cerise (Solanum lycopersicum var. cerasiforme) aux imposantes tomates ‘Beefsteak’ ou ‘Grosse de Trélazé’, en passant par toute la gamme des couleurs : rouge bien sûr, mais aussi verte (‘Green Zebra’), blanche (‘Mirabelle Blanche’), orange (‘Ananas’), jaune (‘Golden Jubilee’), rose (‘Rose de Berne’), noire (‘Noire de Crimée) et même bleue avec la surprenante ‘Indigo Blue Beauty’.
Il y a aussi une kyrielle de formes : ronde, allongée (‘Cornue des Andes’), côtelée (‘Marmande’), cordiforme (‘Cœur de Bœuf’) etc.
Les variétés de tomates se différencient également par leur degré de précocité et leur mode de croissance : indéterminé ou déterminé (la croissance s’arrête après la formation d’un nombre limité de bouquets floraux). Ces différences influencent directement la taille, le tuteurage et la conduite des plants.
Plusieurs pépinières du Trouve Plante proposent un grand choix de tomates et contribuent à préserver la diversité génétique et la qualité des plants proposés aux jardiniers. C’est le cas notamment de l’association Cultive ta Rue (avec plus de 2000 variétés sur son catalogue !), d’Hortiflor Bureau, d’Ah ! La Ferme des Saveurs, d’Envie de Potager, des Loup’bios, de la Pépinière des Patins ou encore de la Boîte à Graines et du Jardin d’Elfi et Ola.
Son origine géographique : La tomate sauvage est native des Andes mais sa culture a démarré au Mexique. Elle fut introduite en Europe au XVIe siècle, d’abord comme plante ornementale avant d’être largement consommée.
Ses atouts : Les fruits juteux et colorés de la tomate ont une saveur inimitable lorsqu’ils proviennent de son propre potager.
Pour en profiter durablement, de la fin du printemps dans les régions méridionales jusqu’aux premiers frimas d’automne, il est recommandé de planter plusieurs variétés de précocité différente, depuis les très hâtives comme ‘Roma’ ou ‘Montfavet’ jusqu’au tardives comme ‘Saint Pierre’, ‘Pyros’ ou ‘Rouge Russe’.
À l’automne, lorsque le froid arrive, les petites tomates encore vertes peuvent être confites dans du vinaigre à la manière des cornichons ou transformées en confitures.
Il est également possible de faire mûrir celles qui ont à peine commencé à jaunir, en les enveloppant dans du papier journal et en les mettant à l’abri dans un local frais.
Son mode de reproduction : La multiplication de la tomate se fait par semis puis repiquage des jeunes plants après les dernières gelées printanières. Il existe aussi des plants greffés qui ont l’avantage d’être plus vigoureux et moins sensibles aux maladies.
Sa culture : Pour réussir la culture des tomates, il faut les planter en plein soleil dans un sol riche, humifère, bien drainé et légèrement acide. Ces solanacées ont besoin d’apports d’eau réguliers en été, idéalement au goutte-à-goutte.
En les paillant généreusement pour maintenir le sol frais, il est possible de réduire considérablement la fréquence des arrosages.
Éviter également de mouiller le feuillage car l’eau est le vecteur d’un parasite mortel pour vos tomates : le mildiou (Phytophtora infestans) qui les grille en quelques jours comme si elles avaient été passées au lance-flamme.
Une autre méthode préventive consiste à espacer suffisamment les plants afin de permettre aux feuilles de sécher plus rapidement après une pluie : 50 cm minimum sur le rang et 1 m entre les rangs.
Le tuteurage sur des piquets est indispensable pour éviter aux tiges souples de ramper sur le sol exposant les fruits aux salissures, à la pourriture et à la gloutonnerie des limaces.
La taille des gourmands (rameaux secondaires partants de la tige principale) n’est pas indispensable mais permet d’obtenir des tomates de plus gros calibre et de lutter, là aussi, préventivement contre le mildiou en réduisant la densité du feuillage.
Outre le mildiou que l’on parvient à juguler par un traitement préventif, là encore, à la bouillie bordelaise, la tomate a d’autres ennemis : alternariose, virus, pucerons, aleurodes ou mouches blanches, nématodes.
Soleil
Léger, humifère, frais, légèrement acide
Régulier. Pailler le sol pour réduire la cadence
Sensible au froid
Mildiou principalement, alternariose, virus, pucerons, aleurodes, nématodes