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Cultivé en Chine depuis plus de 3000 ans pour ses fruits juteux, le pêcher est un arbre fruitier exigeant qui récompense le jardinier par une floraison précoce et une récolte généreuse en été.
Son identité : Le pêcher (Prunus persica) appartient à la famille des Rosacées, comme le pommier ou le cerisier. Il s’agit d’un petit arbre fruitier caduc au port arrondi, atteignant généralement 3 à 5 mètres de hauteur. Ses feuilles étroites et lancéolées apparaissent après une floraison printanière spectaculaire composée de fleurs roses à cinq pétales.
L’espèce type donne les pêches à chair jaune ou blanche, mais elle a également engendré plusieurs groupes horticoles : pêches plates, pêches de vigne plus tardives, variétés à chair sanguine ainsi que nectarines et brugnons à peau lisse et non duveteuse comme les pêches. Ces dernières se distinguent par l’adhérence du noyau à la chair du fruit : libre chez les nectarines, adhérent chez les brugnons.
Il existe plusieurs centaines de variétés de pêchers. Elles diffèrent selon leur taille, la couleur et la saveur de leurs fruits ou encore la date de récolte, précoce ou tardive. D’où l’intérêt de planter dans son verger plusieurs variétés de pêcher à maturation échelonnée si l’on veut disposer de fruits tout l’été, de fin juin à début septembre, selon les régions.
Son origine géographique : Malgré son nom latin, le pêcher n’est pas originaire de Perse mais de Chine, où il est cultivé depuis plus de 3 000 ans. Il a ensuite gagné l’Asie centrale puis l’Europe par les routes commerciales antiques. Aujourd’hui, il est cultivé dans la plupart des régions tempérées.
Ses atouts : Le principal attrait du pêcher réside dans sa fructification estivale. Ses fruits charnus, riches en eau et en sucres, se consomment frais, en confiture ou en pâtisserie.
Sa floraison très précoce, parfois dès février selon les régions, constitue également un atout ornemental. Elle intervient toutefois avant la feuillaison, ce qui rend les fleurs sensibles aux gelées tardives.
Le pêcher est un arbre fruitier à mise à fruit rapide : un sujet greffé peut produire dès la deuxième ou troisième année après plantation. Autre avantage : la majorité des variétés sont autofertiles. Ce qui signifie que contrairement à d’autres arbres fruitiers, comme le cerisier, le pêcher n’a pas besoin du pollen d’autres individus pour que ses fleurs soient fécondées.
Pour les petits jardins ou les terrasses, il existe des variétés naines qui se cultivent en pot. C’est le cas de ‘Crimson Bonfire’, ‘Diamond Zaipevi’ ou encore ‘Amber Pix Zee’.
Son mode de reproduction : Le pêcher se multiplie principalement par greffage sur des porte-greffes adaptés au type de sol. Le semis de noyaux est possible mais ne garantit pas la fidélité variétale.
Sa culture : Le pêcher exige une exposition ensoleillée et abritée des vents froids. Il apprécie les sols légers, bien drainés et plutôt neutres à légèrement calcaires. Les terres lourdes et humides favorisent les maladies.
La taille est essentielle pour assurer une bonne fructification. Elle s’effectue en fin d’hiver ou au début du printemps et vise à renouveler les rameaux porteurs de fruits.
En climat frais, une plantation contre un mur exposé au sud améliore la réussite de la culture. Dans ces situations, il est également recommandé de choisir des variétés à floraison tardive pour se prémunir contre les risques de gelées et la destruction de tout ou partie de la future récolte. C’est le cas de ‘Nectared’, ‘Grosse Mignonne’ ou ‘Michelini’.
Le pêcher est sensible à la cloque du pêcher, maladie cryptogamique provoquant la déformation et le rougissement des feuilles, et parfois des fruits, au printemps. Des traitements préventifs à base de cuivre, permettent de limiter les dégâts. D’autres maladies comme l’oïdium, la moniliose ou la « criblure » sont à surveiller.
Le pêcher peut également être attaqué par des insectes ravageurs : pucerons, cochenilles, thrips sans oublier la tordeuse orientale du pêcher.
Ensoleillée à l'abri des vents froids
Léger, bien drainé, neutre à légèrement calcaire
Régulier les premières années
Fleurs sensibles aux gelées tardives
Cloque, moniliose, pucerons, tordeuse orientale du pêcher