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Les bananiers apportent une dimension tropicale au jardin grâce à leur feuillage spectaculaire et leur croissance rapide.
Leur identité : Les bananiers sont des plantes vivaces d’origine tropicales cultivées aussi bien pour leurs fruits savoureux que pour leurs qualités ornementales. Leur feuillage spectaculaire, composé de feuilles larges et allongées pouvant atteindre plusieurs mètres de long, leur confère une présence immédiatement reconnaissable au jardin.
Avec plus de 50 espèces recensées à travers la planète, ils se divisent en deux grandes catégories : les bananiers comestibles, qui produisent des fruits délicieux et les bananiers ornementaux qui apportent une touche exotique bienvenue au jardin.
Bien qu’ils atteignent parfois des dimensions imposantes, les bananiers ne sont pas de véritables arbres. À l’instar des bambous et des palmiers, ce sont des herbes géantes, dotées d’un pseudo-tronc, appelé stipe, formé par l’emboîtement des bases foliaires.
Il convient également de noter que certaines plantes couramment appelées bananiers n’appartiennent pas au genre Musa. C’est le cas des espèces du genre Ensete comme Ensete ventricosum, également connu sous le nom de bananier d’Abyssinie. La variété ‘Maurelii’ est notamment appréciée pour son feuillage décoratif aux teintes rougeâtres.
Dans le Trouve Plante, la bien nommée Maison du Bananier propose un très grand choix de bananiers ornementaux et comestibles adaptés à nos régions.
Leur origine géographique : Principalement Asie du sud-est, Amérique du Sud et Australie.
Leurs atouts : Bien que la plupart des bananiers soient adaptées aux climats chauds et humides, certaines espèces font preuve d’une rusticité remarquable. Capables de résister jusqu’à -10 voire -15°C pour les plus robustes, elles peuvent être cultivées en pleine terre sous nos latitudes. Leur feuillage disparaît généralement en hiver, mais la plante repart vigoureusement de la souche au printemps, grâce à une croissance particulièrement rapide.
Parmi ces bananiers rustiques, Musa basjoo est le plus connu. Mais on peut citer également Musa sikkimensis ‘Red Tiger’ reconnaissable à ses élégantes feuilles vert vif striées de rouge ou encore Musa itinerans ‘Mekong Giant’ capable de grimper jusqu’à 6-7 m de haut mais aussi, comme son nom l’indique, de drageonner… à plusieurs mètres de sa souche.
Parmi les espèces à fruits comestibles, Musa acuminata, en particulier la variété naine ‘Dwarf Cavendish’ dont les bananes sucrées sont les plus consommées au monde, arrive en tête. Mais elle est gélive et doit être cultivée en serre. Même chose pour la banane plantain (Musa x paradisiaca) qui se mange cuite.
Originaire du Vénézuela, le bananier fruitier ‘Dwarf Orinoco’ a l’avantage d’être un peu plus rustique puisqu’il résiste jusqu’à -5°C. Ce qui permet de le cultiver en serre froide ou en pleine terre dans les régions à hiver doux. Détail qui a son importance : chez nous, la maturation d’un régime de bananes s’étale sur 10 à 12 mois sans épisode de gel…
La floraison des bananiers est également remarquable, avec de grandes inflorescences pendantes.
Leur mode de reproduction : La multiplication des bananiers se fait principalement par division des rejets.
Leur culture : En pleine terre, il est préférable de planter votre bananier au printemps dans un lieu bien ensoleillé et à l’abri des vents pour éviter que le feuillage se déchire.
Le sol doit être profond, riche en humus et bien drainé. La taille consiste à retirer les feuilles mortes et à contrôler la croissance des rejets pour contenir la plante et, le cas échéant, optimiser la production fruitière.
Un entretien régulier, associant un arrosage généreux et des apports nutritifs adaptés, est indispensable pour assurer une croissance vigoureuse et maintenir la plante en bonne santé.
Sous nos latitudes, les bananiers ont peu d’ennemis sauf les acariens lorsque l’air devient trop sec notamment sous serre ou dans une véranda. La lutte consiste à brumiser la plante régulièrement.
Ensoleillée et à l’abri du vent
Profond, riche en humus et bien drainé
Régulier
Certaines espèces résistent jusqu’à -15°C
Acariens en conditions sèches