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Apprécié pour sa floraison précoce et ses fruits savoureux, le prunier occupe une place centrale dans les vergers et les jardins français.
Son identité : Le prunier (Prunus domestica) appartient à la famille des Rosacées aux côtés du pommier mais aussi de plantes ornementales comme les rosiers, les aubépines, les potentilles et bien d’autres encore.
Il fait partie du vaste genre Prunus, qui regroupe l’ensemble des principaux arbres fruitiers à noyau : amandier, pêcher, cerisier, abricotier…
Ce genre comprend également de nombreux arbustes d’ornement comme le laurier du Portugal (Prunus lusitanica) et le laurier-cerise ou laurier palme (Prunus laurocerasus) à ne pas confondre avec le « vrai » laurier, ou laurier sauce (Laurus nobilis) utilisé en cuisine.
Plusieurs pépinières du Trouve Plante proposent un grand choix de pruniers. C’est le cas notamment de la Pépinière de Haute-Provence, des pépinières Atmosvert, Baltet-Dumont, Chatelain et du Clos Normand.
Enfin, les Pépinières et Roseraies Georges Delbard, dont le « jardin-verger de Malicorne » abrite une importante collection de rosiers et de fruitiers, ont reçu le prestigieux label du Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS).
Son origine géographique : Le prunier domestique est issu de croisements anciens entre espèces sauvages originaires d’Europe orientale, du Caucase et d’Asie occidentale. Il s’est diffusé très tôt autour du bassin méditerranéen, puis dans toute l’Europe dès l’Antiquité.
Au fil des siècles, la sélection horticole a permis l’apparition de nombreuses variétés adaptées aux régions des climats tempérés.
Ses atouts : Le prunier se distingue par sa floraison précoce, souvent spectaculaire au printemps, suivie d’une production généreuse de fruits. Les prunes se consomment fraîches, séchées, en confiture, en pâtisserie ou sous forme d’eaux-de-vie.
Selon les variétés, elles offrent une grande diversité de saveurs, de textures et de couleurs, allant du jaune doré au violet profond.
Parmi les cultivars les plus connus figurent ‘Reine-Claude’, ‘Quetsche’, ‘Mirabelle’, ‘Sainte-Catherine’, ‘Damas’ ou ‘Goutte d’Or’.
Son mode de reproduction : La multiplication du prunier s’effectue principalement par greffage, généralement sur des porte-greffes adaptés comme le Saint-Julien ou le Myrobolan.
Cette technique permet de conserver fidèlement les caractéristiques variétales et d’obtenir une mise à fruit rapide, souvent dès la troisième année après plantation.
La production atteint ensuite son plein rendement entre six et huit ans.
Sa culture : Le prunier apprécie les sols bien drainés, légèrement acides à neutres, et une exposition ensoleillée. Il supporte une large gamme de climats, mais reste sensible aux gelées tardives en période de floraison.
Un arrosage régulier est nécessaire durant les premières années, puis l’arbre devient relativement autonome une fois bien implanté.
La taille s’effectue de préférence en période sèche, en fin d’été, afin de limiter les risques de maladies comme la gommose.
Le prunier peut être affecté par plusieurs maladies cryptogamiques, notamment la moniliose, la rouille et certaines bactérioses.
Il est également exposé à divers ravageurs : carpocapse (ver du prunier), cochenilles, pucerons et acariens.
Une surveillance régulière, une bonne aération de la ramure et des pratiques culturales adaptées permettent de limiter ces risques.
Soleil
Bien drainé, légèrement acide à neutre
Régulier les premières années
Très bonne résistance au froid mais les fleurs
Rouille, moniliose, cochenilles, pucerons, ver du prunier (carpocapse), acariens