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Appréciés pour leur floraison spectaculaire, les rhododendrons occupent une place majeure dans les jardins ombragés de sol acide.
Leur identité : Splendides arbustes de sous-bois à la floraison opulente, les rhododendrons appartiennent à la famille des Éricacées au même titre que les bruyères et les azalées qui sont, botaniquement parlant, des rhododendrons.
Le genre Rhododendron comprend plus d’un millier d’espèces et de très nombreux hybrides horticoles, largement utilisés dans les parcs et jardins d’ornement européens, principalement en Bretagne et dans les régions à sol acide où le climat doux convient particulièrement à ces plantes de terre de bruyère.
C’est le cas notamment du rhododendron pontique (Rhododendron ponticum), de R. fortunei, aux fleurs rose clair parfuméees, de R. arboreum, magnifique mais peu rustique, de R. yakushimanum au feuillage duveteux, ou encore de R. impeditum, espèce rampante dont les fleurs violet pourpre font penser à de l’eau qui coule.
Plusieurs pépinières du Trouve Plante proposent un grand choix de rhododendrons. C’est le cas notamment de Kerfandol, Roué Pépinières et Stervinou, spécialisées dans les plantes de terre de bruyère mais aussi de Palmatia Plantes, Dauguet, Saint Ilan et du Domaine des Rochettes.
Leur origine géographique : Les rhododendrons sont majoritairement originaires des régions montagneuses d’Asie, notamment de l’Himalaya, de la Chine et du Japon. D’autres espèces sont natives d’Amérique du Nord et, plus marginalement, d’Europe.
Ces origines expliquent leur affinité pour les climats tempérés, frais et humides, ainsi que pour les sols acides riches en matière organique.
Leurs atouts : La floraison de ces arbustes à feuillage persistant dont la taille varie de moins d’un mètre pour les types nains à plus de 15 m pour les arborescents, constitue l’un des temps forts du printemps. De mars à juin, selon les variétés, leurs inflorescences en grappes offrent une palette étendue de couleurs, du blanc pur au violet profond, en passant par le rose, le rouge et l’orangé.
Leur mode de reproduction : En culture horticole, les rhododendrons se multiplient principalement par bouturage semi-aoûté en été ou par marcottage. Le semis est réservé aux obtenteurs et aux collectionneurs, car il ne garantit pas la fidélité variétale. Les plants destinés au jardin sont donc majoritairement issus de multiplication végétative.
Leur culture : Les rhododendrons exigent un sol acide (pH compris entre 5 et 6), humifère et parfaitement drainé. La présence de calcaire provoque rapidement une chlorose et un dépérissement.
Ils se développent idéalement en situation de mi-ombre, à l’abri du soleil brûlant et des vents desséchants, notamment sous couvert d’arbres caducs.
L’arrosage doit être régulier, surtout les premières années, avec de préférence une eau non calcaire. En pot, l’utilisation d’eau de pluie est indispensable.
Les rhododendrons peuvent être sensibles à plusieurs maladies cryptogamiques, notamment le phytophthora responsable du dépérissement racinaire, l’oïdium et certains chancres.
Côté ravageurs, ils peuvent être attaqués par les pucerons, les thrips, les cicadelles, les acariens et les otiorhynques, dont les larves s’attaquent aux racines.
Une bonne aération, un sol bien drainé et une surveillance régulière permettent de limiter ces problèmes.
Ombre, mi-ombre
Acide (pH 5 à 6), humifère, bien drainé
Régulier mais sans excès
Bonne résistance au froid mais gare aux coups de soleil !
Mildiou, oïdium, chancre, pucerons, thrips, cicadelles, otiorhynques