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Fascinantes et exigeantes, les plantes carnivores se cultivent en substrat acide, avec de l’eau non calcaire et sans engrais : voici l’essentiel pour réussir.
Leur identité : Les plantes carnivores attirent autant par leurs pièges que par leur culture atypique. La plupart réclament un substrat très pauvre et acide, une humidité régulière et surtout une eau non calcaire (idéalement eau de pluie).
Dans les tourbières et les sols très acides où elles vivent, l’azote est peu disponible. Les plantes carnivores ont donc trouvé la parade en capturant, à la manière des animaux, de petits organismes (souvent des insectes) pour se procurer cet élément indispensable à leur développement.
Pour parvenir à leurs fins, elles ont recours à une impressionnante panoplie de pièges odorants et sophistiqués : mâchoires (Dionaea muscipula), tubes (Sarracenia), urnes (Nepenthes, Cephalotus follicularis), feuilles munies de poils collants (Drosera, Pinguicula), cornets tubulaires (Darlingtonia californica ou « plante cobra »), trappes immergées pour les utriculaires qui ont la particularité d’être aussi des plantes aquatiques…
Plusieurs pépinières du Trouve Plante proposent un large choix de plantes carnivores. C’est notamment le cas de Carniflore qui héberge une collection de 83 taxons de Dionaea agréée par le Conservatoire national des collections végétales spécialisées (CCVS).
Leur origine géographique : Si certaines espèces sont d’origine tropicale (Nepenthes, Heliamphora, Brocchinia…), un grand nombre de plantes carnivores proviennent des régions tempérées. C’est le cas en particulier des Sarracenia, des Darlingtonia, et de certaines Drosera, suffisamment rustiques pour vivre tout l’année en extérieur sous nos latitudes. À condition de leur aménager une mini-tourbière dans un coin de votre jardin.
Leurs atouts : Les plantes carnivores attirent les regards par leur beauté fascinante. Leur feuillage persistant, souvent brillant et coloré, allant du vert vif au rouge profond, fait le spectacle tout au long de l’année.
Mention spéciale pour les longs tubes surmontés d’une coiffe des Sarracenia, les urnes joufflues aux belles teintes violacées des Nepenthes, les mâchoires aux dents acérées de la dionée attrape-mouche (Dionaea muscipula) les gouttelettes de mucilage translucides qui perlent sur les feuilles des Drosera… Sans oublier la délicate floraison des Pinguicula qui ajoute à la magie de ces curiosités de la nature.
Leur mode de reproduction : Les plantes carnivores se multiplient par semis ou bouturage.
Leur culture : La culture des plantes carnivores repose sur quelques règles essentielles : substrat très acide, humidité constante et absence d’engrais. Comme on l’a vu, elles apprécient les sols humides, pauvres et très acides. On leur proposera donc, pour la culture en pot, un mélange de tourbe blonde, de sable siliceux ou de perlite ou un substrat « spécial plantes carnivores » du commerce.
La fertilisation est inutile et même proscrite sauf pour les Nepenthes à qui l’on peut proposer, si besoin, de l’engrais pour orchidées une à deux fois par an. En revanche, la terre de votre mini-tourbière ou le substrat des pots doit être constamment humide en apportant régulièrement de l’eau non calcaire, idéalement de l’eau de pluie ou de l’eau déminéralisée.
Côté parasites, les pucerons et les cochenilles peuvent parfois avoir l’audace de s’attaquer à ces mangeuses d’insectes !
Lumineuse ou mi-ombre selon l'espèce
Humide, pauvre et très acide
Abondant avec de l'eau non calcaire (eau de pluie)
Dépend de l'espèce
Cochenilles, pucerons