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Les palmiers regroupent des plantes emblématiques aux silhouettes variées, capables de s’adapter à des climats très contrastés, du jardin méditerranéen aux régions plus fraîches.
Leur identité : Les palmiers forment un vaste groupe de plantes monocotylédones reconnaissables, notamment, à leurs grandes feuilles persistantes. Longtemps associés à l’imaginaire des régions tropicales, ils trouvent aujourd’hui leur place dans de nombreux jardins, y compris sous des climats plus tempérés.
Ces herbes géantes, apparues sur Terre il y a 80 millions d’années, appartiennent à la famille des Arécacées, particulièrement nombreuse avec 2600 espèces recensées à ce jour.
La hauteur de leur tige ligneuse qui n’est pas un tronc mais un stipe formé de fibres compressées, se limite à 3 m pour les plus petits, comme Chamaerops humilis, mais culmine jusqu’à 25 m pour le cocotier (Cocos nucifera) et même 60 m pour Ceroxylon quindiuense, emblème de la Colombie.
La plupart des palmiers ont une tige unique mais certaines espèces, de plus petite taille, poussent en touffes de plusieurs stipes, à l’instar de Chamaerops humilis ou de Nannorrhops ritchinia.
Si les palmiers n’ont pas de tronc, ils n’ont pas non plus de branches. Logique, car, botaniquement parlant, ce ne sont pas des arbres. En revanche, ils arborent de grandes et majestueuses feuilles persistantes, aux teintes vertes ou bleutées (Brahea armata), en forme d’éventail (Washingtonia, Trachycarpus…) ou de plumes (Phoenix, Jubaea…) qui leur donnent ce cachet inimitable.
Sur le plan cultural enfin leurs exigences sont très variables. Les espèces tropicales craignent logiquement le gel et apprécient les situations chaudes et ensoleillées. Mais on trouve aussi des palmiers d’ombre comme Rhapis excelsa et d’autres espèces capables de supporter des températures glaciales : jusqu’à -18°C pour le palmier de Chine (Trachycarpus fortunei ) reconnaissable aux fibres qui recouvrent son stipe et même -25°C pour le palmier porc-épic (Rhapidophyllum histrix).
Plusieurs pépinières du Trouve Plante proposent un grand choix de palmiers. C’est le cas notamment des spécialistes, La Palmeraie Zen et Decugis Violette, mais également d’À l’Ombre des Figuiers, Cavatore et Montgolfier pour ne citer que ces entreprises.
Leur origine géographique : La grande majorité des palmiers sont originaire des régions tropicales et subtropicales du globe. Seules deux espèces sont naturellement présentes en Europe… Chamaerops humilis et Phoenix theophrasti ou dattier de Crète.
Leurs atouts : Au jardin, sous nos latitudes, les palmiers sont principalement utilisés comme plantes structurantes, en sujet isolé, en alignement ou en bac pour les espèces les plus sensibles au froid qu’il faut mettre à l’abri en hiver.
Mais ils ont bien d’autres usages. De la production de dattes (Phoenix dactyliphera) à celle de noix de coco en passant par l’huile de palme sans oublier le vin de palme ou la fabrication de fibres comme le rotin ou le raphia, les services que les palmiers rendent à l’humanité depuis des millénaires sont innombrables.
Leur mode de reproduction : La reproduction des palmiers reste lente, ce qui explique la valeur de certains spécimens en pépinière. Elle s’effectue par semis ou bouture de rejet mais, dans ce cas, uniquement chez les espèces cespiteuses qui poussent en touffes.
Leur culture : Elle varie bien sûr selon les besoins et les caractéristiques des différentes espèces. Dans l’ensemble, les palmiers apprécient les sols riches mais légers, donc plutôt sableux, afin d’assurer un bon drainage car leurs racines n’apprécient pas l’humidité stagnante.
La taille se limite à couper les palmes séchées en veillant bien à préserver l’unique bourgeon terminal en particulier chez les espèces monotige.
En hiver, paillez généreusement à titre préventif la base des stipes en guise de protection contre le froid.
Depuis une vingtaine d’années deux parasites invasifs, le charançon rouge des palmiers (Rhynchophorus ferrugineus) et la chenille du papillon Paysandisia archon causent des dégâts considérables chez certaines espèces, en particulier le palmier des Canaries (Phoenix canarensis) qui orne la promenade des Anglais à Nice.
Soleil ou ombre pour certaines espèces
Riche et bien drainé
Variable selon les espèces
Gélif sauf certaines espèces comme Trachycarpus fortunei
Charançon rouge du palmier et papillon Paysandisia archon