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Apprécié pour ses fruits et son huile, l’olivier est aussi présent dans de nombreux jardins pour ses qualités ornementales. Le Trouve Plante vous donne les clés pour réussir sa culture.
Son identité : Espèce cultivée depuis plusieurs millénaires sur le pourtour méditerranéen, l’olivier (Olea europaea) appartient à la famille des Oléacées, aux côtés des lilas, des jasmins et des frênes. Il se distingue par son feuillage persistant gris argenté, son tronc noueux et sa remarquable adaptation aux régions arides et aux sols pauvres.
Dans de bonnes conditions, l’olivier se développe naturellement sous forme d’arbre à port libre, plus ou moins étalé selon les variétés et la taille pratiquée. Dans les jardins et les vergers, sa hauteur varie entre 2 et 10 m, mais peut atteindre 15 m à l’état sauvage.
Si sa croissance est lente, la longévité de l’olivier est exceptionnelle, certains spécimens ayant probablement plus de 3000 ans !
Parmi les nombreuses espèces du genre Olea, Olea europaea est celle qui présente la plus grande diversité génétique avec plus de 2000 variétés sélectionnées au fil des siècles. Parmi les plus cultivées, ‘Picholine’, ‘Lucques’, ‘Grossane’, ‘Olivière’ et ‘Salonenque’ sont particulièrement prisées pour la production d’olives de bouche. Pour l’huile, ‘Bouteillan’, ‘Sabine’, ‘Négrette’ et ‘Aglandau’ sortent du lot.
Son origine géographique : L’olivier provient des régions sèches du Proche et du Moyen-Orient. Sa domestication est étroitement liée au développement des premières civilisations agricoles du Croissant Fertile.
Sa diffusion en Méditerranée occidentale s’est faite dès l’Antiquité par le biais d’échanges commerciaux, avant de s’ancrer durablement dans les paysages agricoles du sud de l’Europe.
Ses atouts : L’olivier est d’abord apprécié pour sa production abondante de fruits : les olives vertes ou noires dont on tire une huile très aromatisée qui est à la base de la cuisine méditerranéenne. Mais, de par sa silhouette et son graphisme, cet arbre fruitier légendaire, symbole d’abondance et de paix, remplit également une fonction paysagère très recherchée. Avec le changement climatique, sa culture s’étend maintenant vers des régions plus septentrionales. Sa résistance au froid restant limitée (-10°C à -15°C selon les variétés) la cuture en grand conteneur reste souvent préférable.
Sa culture : L’olivier apprécie avant tout les situations très ensoleillées et les sols bien drainés, même pauvres ou caillouteux. Il redoute les excès d’humidité stagnante, responsables de maladies racinaires.
Une fois bien installé, il supporte bien la sécheresse, mais une irrigation modérée favorise une meilleure fructification, notamment en période estivale. En pot, un arrosage régulier est indispensable.
Dans les régions exposées au gel, une protection hivernale peut être nécessaire, en particulier pour les jeunes sujets et les cultures en bac.
Au printemps, la mise à fruit, qui intervient sur les bois de deux ans, dépend elle aussi des conditions climatiques. Les gels tardifs et les périodes humides pendant la floraison peuvent réduire fortement la récolte.
La taille de l’olivier vise avant tout à favoriser la pénétration de la lumière au cœur de l’arbre. Une structure aérée améliore la fructification et limite le développement des maladies, comme la verticilliose provoquée par un champignon microscopique.
Sur le plan parasitaire, la mouche de l’olive constitue l’un des principaux ravageurs avec l’oeil de paon et la cochenille noire. Depuis 2013, une bactérie redoutable (Xylella fastidiosa) a fait son apparition en Europe, principalement dans le sud de l’Italie. Une surveillance régulière et des pratiques culturales adaptées permettent de limiter les risques.
Ensoleillée
Bien drainé, même pauvre ou caillouteux
Modéré en été
Résiste jusqu'à -10°C
Verticilliose, mouche de l'olive, cochenille noire, bactérie Xyllela