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Cultivé depuis des siècles pour ses fruits, le pommier occupe une place centrale dans les vergers et les jardins français.
Son identité : Le pommier appartient à la famille des Rosacées aux côtés du poirier, de l’abricotier et d’un grand nombre d’espèces fruitières et ornementales comme le rosier ou l’aubépine. Il est aujourd’hui l’arbre fruitier le plus cultivé en Europe.
Alors que son fruit est consommé depuis le néolithique en Asie, le pommier n’arrive autour du bassin méditerranéen qu’à partir de l’Antiquité, via la Chine.
Aujourd’hui, plusieurs milliers de variétés de pommiers sont recensées dans le monde, issues de croisements réalisés depuis le XVIIIe siècle. La France possède un patrimoine fruitier particulièrement riche, avec de nombreuses variétés anciennes adaptées aux terroirs régionaux.
À noter qu’un grand nombre d’espèces de pommiers d’ornements (ou pommetiers) sont présentes dans les jardins pour la beauté de leurs fleurs mais aussi de leurs feuilles ou de leurs fruits colorés qui ornent les arbres en automne et en hiver (Malus baccata, M. coccinella, M. floribunda, etc.).
Sur le Trouve Plante, plusieurs pépinières françaises spécialisées proposent une large gamme de pommiers. C’est le cas des Pépinières Chatelain qui possèdent, en plus, une collection de formes fruitières anciennes agréée par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS), des Pépinières Baltet-Dumont, de la Pépinière de Haute-Provence, des Pépinières Laurentaises, des Jardins d’Ollivier, des pépinières du Clos Normand, Jabouin, et Mela Rosa. De leur côté, Les Bons Plants et la Pépinière du Bocage proposent des jeunes plants de 1 à 2 ans, plus économiques que les gros sujets.
Les Pépinières et Roseraies Georges Delbard, dont le « jardin-verger de Malicorne » abrite une importante collection d’obtentions de rosiers et de fruitiers ont reçu, elles aussi, le prestigieux label du CCVS.
Son origine géographique : L’ancêtre sauvage du pommier domestique, Malus sieversii, provient des montagnes du Tian Chan au Kazakhstan où il forme encore de vastes forêts sauvages. Sa domestication progressive, puis sa diffusion par les routes commerciales, ont permis son implantation en Europe dès l’Antiquité.
Ses atouts : Le pommier est cultivé pour ses fruits consommés crus, cuits ou transformés : jus, cidre ou eau-de-vie (Calvados). Il se distingue par sa longévité, sa productivité régulière et la diversité de ses usages, du verger familial à la production professionnelle.
Son mode de reproduction : La multiplication du pommier repose principalement sur le greffage, seul moyen de conserver fidèlement les qualités notamment gustatives de chaque variété. Il permet également d’obtenir une fructification plus rapide. Le choix du porte-greffe conditionne la vigueur, la forme (plein vent, demi-tige, palissée…) et la longévité de l’arbre.
Si vous optez pour des formes palissées, assurez-vous auprès du pépiniériste que l’arbre que vous achetez a été greffé sur un porte-greffe « nanisant » comme M 9. S’il est trop vigoureux votre pommier donnera beaucoup de feuilles mais très peu… de fruits.
Sa culture : Le pommier apprécie les sols profonds, bien drainés et une exposition ensoleillée.
Un apport de compost et de corne broyée au moment de la plantation assurera au jeune pommier les éléments nutritifs nécessaires à sa croissance. Particulièrement le phosphore et le potassium qui favorisent la fructification. Attention : un excès de fertilisation azotée peut, en encourageant un développement excessif des branches et des feuilles, inhiber la floraison et donc obérer les récoltes futures.
La taille hivernale ou estivale permet de réguler la production, d’améliorer l’aération du feuillage et d’obtenir des fruits de meilleur calibre. L’éclaircissage reste également essentiel pour limiter l’alternance de production.
Enfin, le pommier est sujet à de nombreuses maladies, comme la tavelure, l’oïdium et la moniliose auxquelles il faut ajouter beaucoup de ravageurs : carpocapse (petit papillon dont la chenille rend les pommes « véreuses »), pucerons et acariens.
Soleil
Peu exigeant mais préfère les terrains bien drainés
En cas d’été sec, uniquement pour les jeunes sujets
Résiste jusqu’à -20°C (mais -2 à -3°C pour les fleurs)
Tavelure, oïdium, moniliose, chancre, carpocapse ("ver" de la pomme), pucerons, acariens