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Le poirier occupe depuis des siècles une place centrale dans les vergers européens grâce à la richesse de ses variétés, à la qualité de ses fruits et à sa grande longévité.
Son identité : Le poirier (Pyrus communis) appartient à la famille des Rosacées, aux côtés d’autres arbres fruitiers comme le pommier, le prunier ou le cerisier, mais aussi de certaines plantes ornementales (rosiers, spirées, aubépines).
Se présentant sous la forme d’arbres de taille moyenne à grande, il est apprécié pour sa floraison printanière, son port élégant et sa production fruitière. Il se décline en formes libres, palissées, naines ou en espalier, adaptées aux petits jardins comme aux grands vergers.
Son fruit, la poire, est consommé depuis l’Antiquité, en Chine et autour du Bassin méditerranéen par les Égyptiens, les Grecs et les Romains. Aujourd’hui, on recense plusieurs milliers de variétés commerciales obtenues à partir de croisements effectués, pour la plupart, à compter du XVIIIe siècle.
Plus compact, le poirier asiatique (Pyrus pyrifolia), ou nashi, donne des fruits juteux mais plus croquants donnant la fausse impression que cet arbre est issu d’une hybridation avec le pommier.
De leur côté, si leur fruits ne présentent guère d’intérêt gustatif, les poiriers d’ornement sont très appréciés pour leur généreuse floraison blanche au printemps et la belle coloration de leur feuillage jaune rouge en automne.
Avec son port conique et sa haute stature (jusqu’à 15 m une fois adulte), le poirier de Chine (Pyrus calleryana) ‘Chanticleer’ est très en vogue tout comme le poirier d’ornement pleureur (Pyrus salicifolia) ‘Pendula’ au délicat feuillage argenté.
Plusieurs pépinières du Trouve Plante se sont spécialisées dans la production de poiriers comestibles. C’est le cas des Pépinières Chatelain, propriétaires, en outre, d’une collection de formes fruitières anciennes agréée par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS), des Pépinières Baltet-Dumont, de la Pépinière de Haute-Provence, des Pépinières Laurentaises, des pépinières du Clos Normand, de Mela Rosa et des Jardins d’Ollivier pour ne citer que les principales. De leur côté, Les Bons Plants et la Pépinière du Bocage proposent des jeunes plants de 1 à 2 ans, plus économiques que les gros sujets.
Enfin, les Pépinières et Roseraies Georges Delbard, dont le « jardin-verger de Malicorne » abrite une importante collection de rosiers et d’arbres fruitiers ont reçu, elles aussi, le prestigieux label du CCVS.
Son origine géographique : Le poirier est originaire d’Asie occidentale et centrale, depuis le Caucase jusqu’à l’Iran et l’Asie mineure. Il s’est diffusé très tôt vers l’Europe grâce aux échanges commerciaux et aux civilisations grecques et romaines, avant de devenir un arbre emblématique des vergers tempérés. En Europe, le poirier sauvage (Pyrus pyraster), que l’on trouve à l’état spontané, a surtout un intérêt décoratif car ses poires sont insipides.
Ses atouts : Le poirier est principalement cultivé pour ses fruits consommés frais, cuits ou transformés. Selon les variétés, les poires offrent une chair fondante, croquante ou parfumée. Certaines sélections sont destinées à la production de poiré, boisson fermentée proche du cidre.
Son mode de reproduction : La multiplication se fait essentiellement par greffage d’un rameau de l’année sur un autre sujet, ou porte-greffe, seul moyen de conserver les qualités notamment gustatives de chaque variété et d’obtenir une fructification rapide.
Le porte-greffe (franc, cognassier, poirier sauvage) est choisi en fonction de la nature du sol, de la vigueur et de la forme (plein vent, gobelet, palissée, naine) que l’on veut donner au futur arbre.
Si vous optez pour des formes palissées, assurez-vous auprès du pépiniériste que l’arbre que vous achetez a été greffé sur un porte-greffe « nanisant » comme Cogn A. S’il est trop vigoureux vous récolterez beaucoup de feuilles et très peu… de fruits
Sa culture : Le poirier apprécie les sols profonds, riches et bien drainés, ainsi qu’une exposition ensoleillée. Un apport de compost et de corne broyée au moment de la plantation fournira au jeune poirier les éléments nutritifs nécessaires à sa croissance. Particulièrement le phosphore et le potassium qui favorisent la fructification.
Une fois bien implanté, l’arbre se « débrouille » seul dans la plupart des cas. Attention : un excès de fertilisation azotée peut, en encourageant un développement excessif des branches et des feuilles, inhiber la floraison et donc obérer les récoltes futures.
La taille du poirier, réalisée en hiver ou en vert selon les formes, vise à équilibrer la croissance et la fructification. Elle améliore l’aération de la ramure, limite les maladies et favorise le renouvellement des rameaux productifs. L’éclaircissage permet également d’augmenter le calibre des fruits.
Enfin, le poirier peut être affecté par plusieurs maladies comme la tavelure, la moniliose ou la rouille grillagée. Il est également sensible à certains ravageurs, notamment le carpocapse (petit papillon dont la chenille rend les poires « véreuses »), pucerons et acariens. Une surveillance régulière et des pratiques culturales adaptées limitent ces risques.
Soleil
Riches et argileux mais bien drainés
En cas d’été sec, uniquement pour les jeunes sujets
Résiste jusqu’à -20°C (mais -2 à -3°C pour les fleurs)
Tavelure, moniliose, rouille grillagée, carpocapse (ver de la poire), pucerons, acariens